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Tribunes

Groupe Ainsi va la ville

« ON DOIT SE DÉVOUER À L’INTÉRÊT PUBLIC » CICÉRON

C’est au coeur de l’été que le drame s’est joué, un maire a trouvé la mort alors qu’il tentait de mettre fin à un dépôt sauvage. Bien que ce drame semble involontaire, il est révélateur d’une société qui aurait perdu tout sens commun. Il est aussi révélateur de l’image qu’ont les Français des élus de la République. Même si 80 % de nos concitoyens ont de l’estime pour l’investissement de leurs élus locaux, ils pointent une désaffection, voire une certaine méfiance, pour ne pas dire défiance, de leurs autres représentants, qu’ils soient régionaux ou nationaux.

Pourtant, le quotidien d’un élu communal, en particulier, n’est-il pas, en sus de gérer correctement les finances d’une ville, de s’occuper des trous dans la chaussée, de la crotte de chien sur le trottoir, de sécurité routière, du bon équipement de nos écoles ou encore de prêter attention à nos anciens ? Il doit aussi veiller à trouver le bon équilibre entre préservation de nos espaces verts et sécurité des personnes et des biens. Il s’agit là non pas d’une alchimie hasardeuse, mais bien d’un travail de bon sens au profit de toutes et de tous.

Dans toute sa sagesse, le législateur peut prévoir les responsabilités de tout un chacun, et ici, en particulier du maire, mais comment peut-il avoir le bon jugement et prendre la bonne décision s’il n’est jamais confronté à cette difficulté ?

Le décès du maire de Signes est symptomatique de cette probable dichotomie entre la réalité du terrain et la réalité juridique, entre l’élu local et l’élu national. Là où le premier porte de très nombreuses responsabilités, qui peuvent l’engager parfois pénalement, le second n’at- il pas pour vocation de s’interroger sur les réels besoins des élus locaux et d’y apporter des réponses ?

Mais pour autant, les maires le disent, malgré ces charges qui pèsent sur leur mandat, ils restent des passionnés de l’intérêt collectif.

Leur engagement est complet et total tout au long de l’année et particulièrement au coeur de l’été. Cette période propice à de nombreux chantiers dans les écoles, dans les établissements sportifs et culturels, dans nos espaces verts…

C’est aussi l’été que la solidarité doit encore plus s’exprimer auprès de nos anciens isolés particulièrement en période caniculaire, et auprès de nos jeunes qui n’ont pas la chance de partir en vacances en famille.

Nous sommes donc heureux pour ces quelques 300 enfants qui sont partis en colonie de vacances à la Barre de Mont et qui en sont revenus pleins de souvenirs, de rires et de chansons.

C’est cela aussi le travail d’un élu, être sur le terrain pour toutes et tous et oeuvrer pour la collectivité et dans son seul intérêt.

Nous vous souhaitons une très belle rentrée et aux plus jeunes d’entre nous une merveilleuse année scolaire.

L'équipe d'Ainsi va la ville

Groupe de l'opposition municipale

LA RÉPUBLIQUE EN MARCHE ET MAINTENANT ?

L’actualité de cet été aura été marquée par le décès d’un Elu de la République dans l’exercice de ses fonctions pour avoir voulu faire appliquer les règles de la même République. Peu après, la parole s’est libérée à travers le témoignage de nombreux élus locaux qui ont raconté leur quotidien où les menaces et les violences envers eux augmentent dangereusement. La disparition violente du Maire de Signes (Var) le 5/08 est symbolique d’un sentiment d’impunité de ceux qui se sont excluent de l’espace républicain.

Outre l’hommage évident que nous devons rendre à ces hommes et ces femmes qui donnent leur temps, et parfois leur vie, à la Chose publique, il convient de se positionner avec clarté sur la réponse citoyenne à ces faits. D’autant plus que dans quelques mois nous aurons à choisir à nouveau nos élus municipaux et communautaires. Ils sont le premier échelon de la démocratie et le dernier rempart de protection pour la classe moyenne et les plus démunis. Leur objectif est de façonner la ville pour qu’il fasse bon y vivre pour tout le monde et pas seulement pour ceux qui n’ont besoin de rien. Il peut arriver que des personnes aient le réflexe de penser qu’après tout, puisqu’ils ont voulu être élus, ils n’ont qu’à en assumer les risques. D’abord, penser ainsi revient à considérer qu’il est normal de se faire agresser. Cela fait parti du « cahier des charges » en quelque sorte. Pourquoi ces quelques individus ont tort ? Tout simplement parce que lorsqu’un élus intervient pour empêcher l’installation illégale sur un terrain municipal ou le rejet de gravas ou une incivilité ou un rodéo, il le fait en votre nom. Dit autrement, c’est vous qui êtes agressés par personne interposée. C’est le coeur même du fonctionnement de nos démocraties qui est visé. En conséquence, la réponse ne peut qu’être ferme.

Mais avec quels moyens ? Légalement la question relève de la responsabilité régalienne de l’Etat. Pour autant, devons-nous nous interdire de faire évoluer la réflexion. Par exemple, aujourd’hui, il existe, pas partout, des polices municipales. Je dis « des » car leurs fonctionnements ne sont pas uniques. Certaines sont armées, d’autres non. Leur formation et leur équipement dépendent des moyens que la collectivité leur attribue. Or, nous constatons sur le terrain que les « PM » sont des variables d’ajustement de la sécurité publique avec plus ou moins d’efficacité. Il devient nécessaire d’harmoniser les pratiques sur tout le territoire de la République pour des raisons d’efficacité évidente et de rationalisation budgétaire.

Enfin, certains candidats aux élections jouent à fond la démagogie en prétendant durcir la Loi en matière de répression. Cette posture n’est pas honnête car l’arsenal juridique français, contrairement à une idée reçue, est très largement répressif. A condition, évidemment, d’appliquer la Loi de manière à neutraliser ceux qui par inconscience ou par calcul ont fait le choix de déstabiliser la République. Bonne rentrée à tous.

JEAN-YVES GENESTE,Conseiller municipal

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