le maire

Voeux 2017

Discours prononcé le 21 janvier 2017

Bonsoir à tous,

Il est de coutume au début d’un discours, de citer dans une très longue liste, l’ensemble des corps constitués et de les remercier de leur présence. Je vous épargnerai ce soir cette longue litanie en vous disant tout simplement ce qui va nous faire gagner du temps et surtout m’évitera d’oublier quelqu’un :
Mesdames, Messieurs, Chers amis…. merci beaucoup de votre présence.

C’est avec un plaisir toujours plus grand, qu’au nom du Conseil municipal, je vous accueille en ce début d’année et que je vous souhaite une très bonne année 2017.
Il n’est pas un poète, un auteur, un écrivain, un photographe, qui n’ait cherché à montrer l’âme des villes. Victor Hugo lui-même écrivait : « Une ville finit par être une personne ».
Je n’ai, malheureusement pas le talent du grand poète, mais je suis convaincu que non seulement nos villes ont une âme mais qu’elles sont à l’image de ceux qui y vivent, qui la façonnent et qui lui donnent un cœur.

Viry-Chatillon est une de ces communes dont le cœur bat au rythme de leur population, au rythme des saisons et de la nature qui l’entoure. Elle tremble quand la Seine déborde et elle pleure quand on agresse violemment ses policiers. Et quelle année aura vécu notre commune !  A l’échelle de son histoire, cela restera quelques lignes d’un livre ou d’un paragraphe, peut-être même un chapitre, mais à l’échelle de nos vies humaines, cela restera à coup sûr un temps fort.

Car après un hiver clément, le printemps ne semblait pas annoncer une telle crue, et pourtant… En moins de 24 heures, la nature nous montrait notre impuissance et la montée des eaux étaient telles que l’évacuation de 2 000 personnes était rendue indispensable. En moins de 24 heures, l’ensemble des agents de la mairie, quels que soient les services, se mettaient spontanément à disposition des Castelvirois, pour les accueillir, les informer, les protéger contre la montée des eaux. De leurs côtés, les pompiers de l’Essonne engageaient leurs moyens pour venir en aide aux populations. Je tiens ce soir à exprimer publiquement nos sincères remerciements aux sapeurs-pompiers et à leur chef, le commandant Walusinski, pour leur action en général sur la ville, mais aussi pour leur présence et leur conseil durant ces moments intenses et difficiles. Mes remerciements vont aussi aux agents de la commune qui ont donné spontanément de leur temps sans compter et ils méritent tous nos applaudissements.

Six mois plus tard, c’était l’inadmissible agression contre les forces de l’ordre au carrefour du « Fournil ». Si certains se sont inquiétés de la médiatisation de cette barbarie, je voudrais les rassurer ce soir, tout va bien, je n’ai jamais eu ni l’intention et encore moins le physique ni même les qualités nécessaires, pour devenir l’Alain Delon ou le Tom Cruise Castelvirois. Ces jours-là, mes pensées allaient aux policiers blessés, à leurs familles et à leurs collègues. Ces jours-là mon objectif était que l’appel de détresse de Viry, soit entendu.  Alors, ce soir… loin des caméras, je le répète une nouvelle fois, ce qui est arrivé ce 8 octobre n’est pas le fruit de la fatalité, mais celui du voile coupable que certains ont laissé depuis plusieurs décennies sur les trafics qui se déroulent au cœur de la cité des enfants et ceci au détriment des personnes qui aspirent à y vivre sereinement. Pour preuve, et je ne sais si je dois m’en satisfaire, la présence d’une compagnie de CRS et la mobilisation d’effectifs ont fait quelque peu chuter les statistiques de la délinquance sur Viry-Chatillon.
Alors, si pour quelques esprits chagrins, j’aurais été, Viry-Chatillon aurait été, surmédiatisé, mais qu’au bout, il peut y avoir des résultats, je le revendique et je recommencerai si nécessaire, car j’ai à cœur le seul intérêt des Castelvirois, vos intérêts !

Oui, chers amis, la sécurité est au cœur de notre programme et nous allons poursuivre ce travail. Avec Laurent Sauerbach, mon ami et adjoint délégué à la sécurité, nous sommes plus que jamais convaincus de l’efficacité de la vidéo protection et les tentatives de destruction de la caméra positionnée sur la RD445, sont autant de preuves de son utilité.
C’est pourquoi, après avoir signé une convention pour intégrer le CILSPD de l’ex CALPE, nous avons demandé et obtenu que notre EPT 12, le fameux Grand-Orly Seine Bièvre, dont c’est la compétence, lance les études nécessaires au prochain déploiement d’un réseau de vidéoprotection sur toute la ville. Celui-ci, s’accompagnera comme nous le faisons depuis le début du mandat, d’une montée en puissance de notre police municipale. Les recrutements se poursuivent et 14 effectifs sont maintenant présents sur le territoire.
Nous continuons à renforcer les effectifs de notre police municipale (même sans bénéficier de fonds spéciaux de l’état comme certains), nous l’avons doté d’un nouveau véhicule, de matériel de défense et de communication avec le soutien financier du Conseil régional, dont je remercie la présidente Valérie Pécresse pour son aide. Ce sont autant de moyens qui permettent à notre police nationale de se focaliser sur les missions qui sont les siennes et notamment de mettre fin à tous les trafics qui peuvent sévir sur notre commune.
Je tiens à louer à cette occasion l’excellent travail de terrain des gardiens de la paix et de tous les fonctionnaires de police, quels que soient leurs services et l’excellent partenariat que nous avons avec les forces de l’ordre et notamment le commissaire Lacrampe, son adjoint, le commissaire Flammarion, et bien sur le capitaine Peyrot toujours présente à nos côtés.
Vous le savez, lundi dernier douze individus ont été interpelés dans le cadre des agressions du mois d’octobre et sept d’entre eux ont été mis en examen pour tentative de meurtre. Je tiens à saluer et féliciter les enquêteurs de ce résultat. C'est une satisfaction tant pour les policiers victimes et leurs collègues que pour la population ! J’attends à présent la plus grande fermeté de la part de la justice si les responsabilités de ces personnes  sont avérées.

Lutter contre l’insécurité, c’est aussi prévenir. D’abord avec le réseau de voisins vigilants, cette opération où l’esprit civique prime, où chacun veille sur l’autre et qui permet, comme ce fut le cas cette année, d’empêcher quelques cambriolages et favoriser des flagrants délits.
Lutter contre l’insécurité, c’est aussi, et peut être avant tout, agir en amont. C’est d’ailleurs l’esprit même du Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance.
Cette instance qui réunit tous les acteurs de la ville qui par leur connaissance du terrain  sont en mesure d’alerter sur les situations pré-délictuelles.
Mais ce n’est pas suffisant et dès que c’est nécessaire, dès que nous avons connaissance de comportements qui pourraient nuire, nous recevons, sous l’autorité du procureur, des mineurs ou de jeunes adultes avec leurs parents pour des rappels à l’ordre. Evidemment, cela pourrait passer pour certain pour du sermon ou de la morale, mais sur l’ensemble des jeunes reçus en mairie, plus de 80% ne font plus jamais parler d’eux.
Je vous le disais  "Une ville finit par être une personne", une personne qui peut avoir ses accès de fièvre, comme nous l’avons évoqué, mais qui continue à évoluer. Lorsque l'époque mue, les personnes et les villes changent et Viry-Chatillon n’échappe pas à cela.

Nous avons par exemple creusé au plus profond de la Terre pour aller chercher des nappes d’eau chaude pour chauffer à moindre coût les habitants des Quartiers en commençant par la Grande Borne et le Plateau. Ce projet quasi pharaonique (au regard de la tour de forage), mené avec le même souci de servir la population Grignoise et Castelviroise, aura été l’objet de l’attention de Joël Clément. Joël qui est sur tous les fronts d’ailleurs, délégué au cadre de vie, à la propreté et aux lacs, a fort à faire, surtout quand les balayeuses qui ramassent les feuilles mortes tombent en panne au mauvais moment.
Nous avons des objectifs élevés en matière de propreté pour préserver nos espaces partagés. Nous avons-nous, élus et agents de la ville, encore beaucoup de travail pour y parvenir, et nous ne les atteindrons qu’avec votre participation.
Et puis, à travers toute la ville, c’est la vitesse qui s’installe… Non ! Soyez rassurés, je ne parle pas de nouveau du fléau de l’insécurité routière, mais de la fibre optique qui permettra à chacun de disposer enfin d’un débit suffisant pour surfer sur son ordinateur, sa tablette ou son smartphone tout en regardant la télévision.
Ce chantier, cher à Michel Raymond, adjoint aux travaux et aux nouvelles technologies et à Jean-Louis Bruneau, voit déjà toutes les armoires qui construisent l’ossature de ce futur réseau, installées. Les premières commercialisations « devraient » intervenir d’ici la fin de l’année. Souvenez-vous l’an passé, je n’avais pas hésité à vous faire part de mon profond mécontentement contre le fibropérateur mais qui tient, pour le moment, les délais.
Cela n’empêche le Directeur des services techniques, de garder un œil très attentif au respect strict du calendrier et à la signature à venir de la convention d’objectifs avec l’opérateur. Des objectifs que nous voulons voir respecter car nous voulons que Viry et ses habitants soient tous connectés avant la fin du mandat.
Voilà notre ville qui tisse son réseau qu’il soit de fibre optique ou géothermique, tout cela pour offrir toujours plus de confort de vie.
A la surface, l’épiderme de la ville aussi se transforme. Sur le plateau, le chantier de la future crèche « Fougère » a démarré et accueillera à terme 25 berceaux, c’est d’ailleurs, il faut l’admettre, le seul choix que nous avons gardé de l’ancienne majorité.
Plus bas, dans le centre-ville et le quartier de Port Aviation, deux vieilles personnes ont été l’attention de tous les soins. En effet, avec Anne-Marie Lemarié, nous entretenons notre patrimoine en  redonnant une nouvelle toiture au lavoir et au Mess des officiers.
Car, nous l’oublions bien trop souvent, pris dans la frénésie de notre quotidien, Viry-Chatillon abrite quelques lieux qui méritent d’être découverts  et je vous invite à les admirer en suivant le parcours patrimonial inauguré cet automne.

Je vous le disais Viry a une âme, Viry se construit, Viry avance sans oublier son histoire. Et quand le passé s’allie au présent, c’est pour mieux préparer l’avenir de notre ville. C’est pour mieux la préparer à ce que nous souhaitons léguer à nos enfants, comme nos anciens ont su nous transmettre les traces de leurs temps.  Dessiner cet avenir, c’est ne pas accepter une urbanisation massive, démesurée, qui ne prend pas en compte l’individu, mais juste la volonté portée par des gouvernants qui méconnaissent notre ville et notre quotidien.
Aimer sa ville, c’est l’envisager à l’échelle humaine. La révision de notre Plan local d’urbanisme c’est cela. Le point est d’autant plus sensible que nous avons, au-delà des concertations obligatoires, mis en place des ateliers d’urbanisme où ensemble nous travaillons à définir ce que nous souhaitons et ce que vous souhaitez pour le développement de Viry-Chatillon.
Ce PLU, porté vaillamment par la pugnace Arielle Merina, sera le rempart contre une urbanisation sauvage non maîtrisée et démesurée. Et pour cela, il est des combats que nous mènerons sans coup férir. S’il en est plusieurs que nous ne lâcherons pas, la maîtrise du développement de notre ville en est un prioritaire ! Je le dis devant vous, mais également devant les décideurs.
Oui, je m’opposerai de toutes mes forces au périmètre imposé par l’Etat dans le cadre de l’Opération d’Intérêt National sur la Grande Borne qui a été élargi jusqu’à la route de Fleury « sans concertation aucune ni avec les habitants ni avec les élus de Viry-Chatillon mais aussi et surtout sans aucune explication rationnelle et sans démonstration de l’intérêt pour Viry. »
Pour autant, la nécessité de Réhabiliter la Grande Borne s’impose comme une évidence, c’est même une urgence ! L’Agence de Rénovation Urbaine, mesdames, messieurs, ne s’y est d’ailleurs pas trompée puisque ce quartier ainsi que celui du Plateau font l’objet d’un Projet de rénovation urbaine.
Il est en effet nécessaire pour les personnes qui y résident de redessiner ces quartiers pour y retisser du lien social et y préserver la sécurité et je sais que Simon Yowa Kaninda y veillera. La rénovation urbaine ça marche, encore faut-il qu’à l’image des coteaux de l’Orge à Viry, on le veuille vraiment !
Alors, s’il est évident que la Grande Borne doit être redessinée, cela ne doit pas se faire sur un nouveau périmètre sur-ajouté  et sur lequel nous avons déjà des projets de requalification via l’apport d’activités économiques et commerciales et donc de l’emploi.
Non ! L’Etat n’a pas à choisir quel sera notre développement et ce qui nous convient sans même nous entendre et non je ne serai pas le maire à qui l’on tiendra la main pour signer des permis de construire imposés par d’autres.
Si nous voulons remodeler notre ville, cela se fera en parfaite collaboration avec les partenaires institutionnels  mais surtout avec vous mes chers Castelvirois ! Nous avons un cap à maintenir pour que Viry-Chatillon soit à l’image de ses habitants : Respectueuse de l’environnement et du cadre de vie.

Je suis un farouche partisan de la démocratie participative. Certes, j’ai été élu sur la foi d’un programme, mais je suis intimement persuadé que rien ne doit se faire sans consensus avec les Castelvirois concernés par les projets de leurs quartiers et de leur ville. C’est dans ce même esprit que j’ai souhaité que le Conseil citoyen soit installé au plus tôt sur le quartier prioritaire du Plateau.
Sa mise en place permet de créer un espace de propositions et d’initiatives des habitants. C’est le même état d’esprit qui habite les Conseils de quartier. Avec Christèle Giraud, nous y attachons d’autant plus d’importance qu’en lien avec les très assidus correspondants de quartier, ce sont des moments particuliers pour aborder les problèmes spécifiques de vos quartiers, de votre quotidien.
Ce sont autant d’instants de concertation où vos avis comptent. Et nous pouvons être fiers de la fréquentation en hausse permanente de ces rendez-vous. Preuve en est que ces instances, loin d’être de grandes messes où les élus distillent la bonne parole, sont de vrais lieux d’échanges, de débats et de rencontres.

Chers amis, je vous le disais, une ville finit par être une personne. Nous l’identifions, nous en parlons avec amour ou agacement, avec plaisir ou retrait, mais notre ville ne laisse pas indifférent. Certaines décisions peuvent être douloureuses, mais croyez-le,  elles sont nécessaires pour permettre un nouveau départ plus ambitieux encore. Je pense à cet instant à la naissance de la MJC les Passerelles, née de la fusion des trois entités précédentes.
Je comprends que certains aient pu le vivre difficilement mais je crois qu’il ne faut voir dans cette fusion qu’une opportunité de mixer les populations de chaque quartier et non de vivre dans l’entre-soi.
La vocation d’une MJC est de s’ouvrir au plus grand nombre sans compartimenter et c’est tout l’intérêt de la MJC « Les passerelles » qui, en étendant son périmètre avec une même philosophie et un même objectif pour toute la population et  le territoire, a parfaitement réussi sa mutation.
C’est d’ailleurs sous ce regard que nous abordons notre politique associative qu’elle soit culturelle, sportive, solidaire, patriotique ou scientifique. Il n’y a pas d’activité qui prime sur une autre. Il y a autant de centres d’intérêts qu’il y a de Castelvirois. Le tissu associatif est une vraie richesse que nous devons cultiver.
C’est l’objectif que j’ai assigné à Bernadette Moulay : donner aux associations les moyens de leur existence que ce soit au travers des subventions, des prêts de salle ou encore des formations à la gestion. Il faut aujourd’hui beaucoup de dévouement et d’abnégation pour être bénévole et s’engager pour faire vivre et gérer les convictions associatives. Je sais l’engagement que cela nécessite, et je tiens à vous dire mesdames et messieurs les bénévoles, toute l’admiration que j’ai pour votre travail quotidien pour faire vivre vos clubs et vos associations.

C’est d’autant plus sensible dans nos clubs sportifs. Je le note à chaque fois que je me rends avec Clément Caillaud sur une compétition ou une épreuve sportive. Le sport est aussi au cœur de notre ville. Nous avons l’incroyable chance de bénéficier d’infrastructures sportives, équivalentes à celles d’une ville de 50 000 habitants et des clubs qui brillent au plus haut niveau.
Je pense à notre club de Hockey, au football (malgré la déception de la Coupe de France), au rugby, à l’athlétisme qui a mené une Castelviroise aux Jeux Olympiques en 2016, ou encore au curling, au basket, au tennis de table, au roller, au CNV. Ils sont si nombreux que je risque d’en oublier tant la liste de ceux qui ont brillés encore cette année est longue mais je sais qu’ils m’en excuseront.  Viser l’excellence, c’est aussi un engagement citoyen et ce n’est ni ringard ni désuet !

L’esprit civique lui non plus n’est pas un terme désuet. Bien au contraire : n’avons-nous pas vécu au plus profond de notre âme, ces infâmes attaques terroristes qui ont soudé la nation et rappelé à chacun d’entre nous la fierté d’être Français ? Cet esprit de rassemblement et de solidarité doit perdurer et nous aider, en tant que citoyen, à vivre ensemble. Cela passe, par exemple, par la participation aux cérémonies patriotiques orchestrées par Pascal Lahure.  Car se souvenir du passé, c’est aussi préparer le futur sans les écueils déjà rencontrés.
Cela passe aussi, comme je le soulignais plus tôt, par l’engagement de certains comme bénévoles, en qualité de correspondants de quartier ou encore comme Voisins vigilants. Car être citoyen, c’est aussi être attentif à son prochain. Etre citoyen, c’est s’inquiéter des plus fragiles d’entre nous. La crise économique que traverse notre pays est ressentie plus douloureusement par ceux qui ont subi des accidents de la vie. C’est une attention toute particulière que nous devons leur porter.
C’est aussi cela le Service public : ne laisser personne sur le bord de la route et je sais combien l’humanisme de Marie-Thérèse Vidal et des agents du CCAS est essentiel pour mener à bien cette très difficile tâche. Nos anciens, également, ne doivent pas être oubliés.
Le troisième âge a soif de découverte et les ateliers nutrition ou mémoire ne désemplissent pas tout comme les activités du GAPAGE. Le quatrième âge quant à lui nous amène à réfléchir sur la dépendance, ce sont là autant d’enjeux auxquels nous devons répondre avec Adèle Villechevrolle.
S’il est un sujet également qui retient notre attention, c’est la désertification médicale et le départ de médecins qui ne trouvent pas de remplaçants. Vous me le dites, on ne trouve plus de médecins. Il est difficile de trouver un créneau pour une consultation et obtenir une visite à domicile est devenu un parcours du combattant. C’est la raison pour laquelle nous avons réuni en décembre dernier les professionnels de santé pour travailler ensemble à trouver des réponses. Nous pouvons construire toutes les maisons médicales du monde, encore faut-il trouver les femmes et les hommes à mettre dedans. A notre modeste échelle, nous allons y travailler. Mais permettre l’augmentation du nombre de médecins appartient à l’Etat. Tout comme il appartient à l’Etat et à ses agences de veiller à un juste équilibre territorial des services de médecine de proximité. Que devons-nous penser quand l’Agence régionale de Santé décide de fermer l’hôpital de Juvisy, avant même d’avoir construit une nouvelle structure hospitalière, certes plus moderne mais surtout très éloignée de notre territoire ? Ici encore, avec mes amis maires des villes voisines (Christine, Eric et Robin) nous allons devoir nous battre pour défendre une certaine idée de l’offre de soins de proximité terriblement éloignée des théories économiques de santé portée par l’ARS et sa direction.
Pour autant, nous avons l’ambition de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que cette offre médicale soit elle aussi à la hauteur des besoins de nos concitoyens. Si une ville est une personne, elle doit pouvoir, pour son bon fonctionnement,  s’entendre avec le plus grand nombre et notamment les grands acteurs de l’Etat et des autres collectivités.  
On dit très souvent au moment d’un départ « On sait ce qu’on perd mais pas ce qu’on gagne ». Et si je suis parfois sévère avec les services de l’Etat, (et je ne parle même pas de la Sécurité sociale qui affiche son plus grand mépris pour les élus que nous sommes), je sais aussi reconnaître lorsque ses représentants répondent présents. Dans ce domaine, nous avons la chance d’avoir comme Préfète une femme réactive qui correspond bien à ma soif d’agir vite et bien. Comme elle le dit parfois : « un mail ou un appel téléphonique sont bien plus utiles et concrets que les grands messes qui durent 3 heures.  Et croyez-moi, quand vous avez 2 000 personnes à évacuer, une centaine de caravanes qui veulent envahir un terrain ou encore une agression sur la RD445 à gérer, c’est rassurant que d’avoir l’écoute et le soutien de la représentante de l’autorité de l’Etat.
Nous avons également pu convaincre les dirigeants de La Poste de conserver les 3 agences sur le territoire de Viry-Chatillon. Nouer de bonnes relations, c’est aussi apporter tout notre soutien à nos sapeurs-pompiers toujours présents pour porter assistance aux Castelvirois et être à nos côtés lors des périodes de crise. Nos pompiers sont humbles et ils ne diront jamais combien, en juin dernier, leurs conseils et leur présence ont pu sortir la ville de quelques situations délicates.
Je me souviens notamment de leur intervention pour permettre de relever le batardeau évitant ainsi de noyer le centre-ville ou en faisant intervenir des unités de la Sécurité civile pour venir nettoyer les jardins et vider les caves inondées des déjections des réseaux d’assainissement.

Bien fonctionner, chers amis, c’est aussi trouver notre place dans l’Etablissement public territorial 12, baptisé maintenant Grand Orly Seine-Bièvres. Que nous y trouvions notre place certes, mais que cet établissement se montre totalement opérationnel et efficace au profit des villes qui le composent.
Je vais vous dire clairement ma pensée, ce n’était pas notre volonté de rejoindre une structure de 700 000 habitants, de 24 communes et qui se situent entre deux départements.
A quoi donc pensait le gouvernement quand il a décidé de ce mastodonte dans lequel personne ne se retrouve vraiment ! Comment concilier les intérêts de villes dont les enjeux ou les problèmes diffèrent diamétralement, dont la situation géographique même, fait qu’il y a un grand écart entre des villes comme, par exemple, Vitry-sur-Seine, Ivry, ou Villeneuve-Saint-Georges et celle de Viry-Chatillon.
Je veux ce soir saluer le travail difficile du Président Leprêtre, présent avec nous ce soir, qui cherche à créer le consensus parmi des maires aux idées politiques parfois opposées, mais pour que néanmoins, l’EPT, le GOSB… Grand Orly pour faire court, continue à se bâtir et à se structurer pour être une coopérative au service des villes.
Au centre de nos préoccupations, en ce qui concerne Viry-Chatillon, c’est tout d’abord la réfection de nos voiries ou encore la propreté de l’espace public, qui ne sont à mon regard jamais suffisantes. Nous avons la même exigence que nous avions du temps de la CALE, de nous faire entendre parmi les 23 autres communes. C’est ce à quoi nous nous attachons avec Arielle Mérina, Laurent Sauerbach, Jérôme Bérenger et moi-même en qualité de conseillers territoriaux à l’EPT.

Encore plus loin de nous, la Métropole du Grand Paris commence à prendre ses marques. Je salue son Président Patrick Ollier qui nous fait l’amitié de sa présence ce soir.
Si la MGP peut sembler très loin de notre quotidien, il est impératif que Viry-Chatillon prenne toute sa place  dans ce projet au regard de ses compétences : Le développement et l'aménagement économique, social et culturel, la protection et la mise en valeur de l'environnement et la politique du cadre de vie, l'aménagement de l'espace métropolitain et la politique locale de l'habitat.
Viry-Chatillon doit revendiquer fièrement son statut de « Porte du sud du Grand Paris », nous en avons les moyens, les atouts, la capacité et l’ambition.  Car tant pour le GOSB, que pour la Métropole, le Conseil départemental ou le Conseil régional, notre ville est à la fois au croisement d’axes Nord-Sud et Est-Ouest. C’est si rare en région parisienne, que nous pouvons, que nous devons bénéficier naturellement d’une combinaison de projets et dispositifs existants mêlant les logiques individuelles et collectives de déplacements.
Porte sud du Grand Paris je vous disais, mais aussi carrefour incontournable et les projets de transport à venir ne feront que le confirmer.
J’en veux pour preuve le Tram 12 express (ex TTME), le TZEN 4, le  T7 et notre demande de prolongement, les TCSP sur la RN7 et la RD 445, les projets de station fluviale, vélib, autolib ou d’autopartage. Sans compter les projets de franchissement sur la Seine ou encore au-dessus de l’A6 pour rendre à la voie de Compiègne sa destination première. Ce sont autant d’exigences que nous portons pour le futur de la ville. Cette exigence nous la portons également pour tous nos partenaires. J’en veux pour preuve, même si je concède que nous n’en avions pas assez pris la mesure, les travaux de cet été sur les pistes de l’aéroport d’Orly.
Ce chantier indispensable à la sécurité aérienne a bouleversé la tranquillité castelviroise et les nuisances des premiers jours ont été si éprouvantes que le directeur de l’aéroport d’Orly en lien avec la DGAC a pris, sous l’insistance des élus, des mesures pour soulager « un peu » notre ciel et nos… oreilles ! Ce chantier se poursuivra l’été prochain, et d’ores et déjà nous avons rencontré ADP pour exiger des modulations tant sur la durée du chantier qui sera plus court, que les survols de la ville. Nous y reviendrons bien entendu au cours du printemps.
Exigeant aussi avec Port autonome de Paris lors de l’aménagement des quais de Seine. Si les terrains sont les leurs, ici comme ailleurs, ces aménagements ont été présentés au Conseil de Quartier et modulés selon les orientations souhaitées. Redonner une seconde vie à ces quais empreints d’histoire, est un élément du renouveau que nous souhaitions pour Chatillon et ses habitants qui méritent qu’on s’intéresse enfin à eux.

Exigeant, j’en parlais tout à l’heure, sur la propreté. C’est l’affaire de tous certes, mais aussi du SIREDOM qui collecte nos déchets et a installé à travers la ville des points d’apport volontaires. C’est également la vocation de notre EPT qui assure le nettoyage de nos rues (quand les balayeuses ne tombent pas en panne), mais aussi de chaque citoyen qui ne doit pas oublier ce petit esprit civique qui doit tous nous habiter (jeter un papier à la poubelle ce n’est finalement pas très compliqué).
La propreté, c’est aussi avoir quelques actions citoyennes, comme le chantier Brisefer organisé par le SIREDOM qui a permis à quelques jeunes Castelvirois de nettoyer, entretenir entre autres le pré aux bœufs. C’est également l’opération Essonne Verte Essonne Propre organisée par le Conseil départemental, au cours duquel avec Jérôme Bérenger, notre conseiller départemental, nous avons nettoyé les abords de la RD445 et ramassé par moins de 2 tonnes de déchets.
Alors oui, comme l’écrivit Juvénal il y a un peu plus de 2 000 ans, « Ce qu’il faut alors implorer, c’est un esprit sain dans un corps sain ».  C’est ce que nous voulons pour notre ville, un corps sain, une ville propre. Si j’appelle chacun à un peu plus de civisme quant à la propreté, je n’ai a contrario aucune supplique quant à l’esprit sain.

Je sais que nos 3 795 enfants bénéficient d’un enseignement de qualité, que le corps professoral est compétent et même si je continue de penser que la modification des rythmes scolaires est une erreur, la rentrée 2016 s’est déroulée sans problème. Chaque élève avait une place dans une salle de classe et a fait l’objet d’accompagnements bienveillants.
Avec Vanessa Capello et Claudette Redon, nous avons un peu poussé les murs, réaménager des salles, nous avons agrandi l’IME, qui le réclamait depuis si longtemps, et à l’arrivée réattribuer enfin des locaux au groupe scolaire Du Bellay.
S’il est aussi un dossier sur lequel nous prêtons une très grande vigilance, c’est celui des affectations de nos enfants dans les écoles. La rentrée 2016 a été marquée par l’ouverture de 5 nouvelles classes, et s’il faut nous réjouir du… dynamisme des parents Castelvirois à relancer la natalité … nous devons aussi anticiper l’avenir pour accueillir tous ces futurs élèves. C’est la vocation  de la nouvelle carte scolaire qui a pour objectif de répondre à l’augmentation attendue de la population scolaire.
Il devenait impératif de la réviser pour rationaliser l’accueil dans les écoles sans que celles-ci implosent face à cette augmentation. Donner les meilleures conditions d’études est un de nos objectifs majeurs. Le département n’est pas en reste puisqu’avec l’appui de son président François Durovray, le restaurant scolaire du collège Olivier de Serres a pu être ouvert il y a quelques semaines et que nous travaillons également sur la carte scolaire des collèges avec sa vice-présidente Caroline Parâtre.
Offrir de bonnes conditions d’étude, c’est également ouvrir les écoliers sur le monde extérieur et certains d’entre eux auront la chance de partir en classe verte à la Barre-de-Mont en Vendée et bientôt, je l’espère à Megève, où le projet de rénovation du chalet avance à grand pas. Il ne manque plus que quelques signatures pour finaliser la vente des terrains adjacents au chalet qui nous permettra de financer les travaux de remise en conformité.
Alors oui, Viry-Chatillon reprend vie et Viry-Chatillon se réveille. J’en veux pour preuve la saison culturelle actuelle. 2016 a été l’année de tous les records pour le Calypso, big up à Aurélie Troubat, avec 78 754 spectateurs annuel et le théâtre de l’Envol qui ne désemplit pas.
Oui, malgré nos difficultés financières, il est possible de construire une politique culturelle ouverte au plus grand nombre : c’est là notre objectif.  Une ville finit par être une personne, et comme le disait Aimé Césaire, « L’homme de culture doit être un inventeur d’âmes ».  Nous avons avec Aurélie l’ambition, si nécessaire dans cette période morose, de bâtir pour notre ville cette âme culturelle.
L’âme de la ville se forge aussi à travers le dynamisme de ses commerces. Alors que notre société se mondialise, que les Amazon, Ali baba, FNAC et autres commerces déshumanisés nous proposent toujours plus de biens, le commerce de proximité a toute sa place et son rôle dans la dynamique de notre commune.
Il en va de même pour notre marché, même si le bailleur qui le gère ne répond pas forcément assez à nos attentes. Je salue l’énergie que met Gérard Kieffer à faire vivre le marché et le commerce local en général. L’enjeu est d’autant plus difficile qu’une ville vit aussi au rythme de ses commerçants et vous pouvez y participer en leur faisant confiance et en faisant vos courses chez eux.
Nous voulons et ils veulent vous donner envie de venir chez eux ! Je sais le temps et toute l’énergie que nos commerçants donnent, pour répondre au mieux à nos attentes.
Au rythme de ses commerçants mais aussi au rythme de son administration. Ce fut l’enjeu de l’audit sur l’évaluation des politiques publiques qui a été mené en 2016.

Vous le savez chaque collectivité, régions, départements, Etablissements publics territoriaux et villes ont leurs compétences. Il s’agissait d’une part de mettre à plat l’ensemble des services proposés à la population et d’autre part d’avoir une vision claire des enjeux et des objectifs des services publics de notre ville sur quatre secteurs phares : petite enfance, jeunesse, sport et culture.
Déjà des mesures correctives ont été menées. Je pense notamment au domaine de la petite enfance. Les parents sont à la recherche de modes de garde régulier, or si le nombre de berceaux sur la ville est plutôt satisfaisant, le taux d’occupation reste relativement faible du simple fait d’une offre trop importante d’accueils occasionnels. Pour y remédier, nous allons inverser cela et proposer plus d’accueils réguliers et moins d’occasionnels.
Par un effet mécanique, nous améliorerons l’offre et nous diminuerons le coût du berceau. En adoptant cette mesure c’est du gagnant gagnant tant pour les parents et leurs enfants que pour la ville qui bénéficie d’un meilleur niveau de subvention de la CAF. Car il n’est pas concevable que les familles aient à choisir entre leur travail ou leurs enfants. 

Répondre mieux aux besoins des Castelvirois est un autre point de l’étude. C’est dans cette optique que le service des sports a ainsi déménagé dans des locaux plus adapté à l’accueil du public tout comme la réaffectation partielle des locaux de la place René Coty au service jeunesse qui en plus de se réorganiser, bénéficiera ainsi d’un espace optimisé pour accueillir nos jeunes.
Vous pouvez le constater, nous poursuivons la mise en œuvre du programme sur lequel vous nous avez élus. Déjà près de 70% de nos objectifs ont été atteints et nous ne perdons pas de vue ce qui nous reste à faire. Nous y mettons mon équipe et moi toute notre détermination. Oui chers amis malgré la diminution des dotations de l’Etat (6 millions d’euros), l’impératif de retrouver un équilibre financier, notre objectif premier reste la baisse de nos impôts locaux.

Mesdames, Messieurs, chers amis, 2016 fut une année difficile pour notre ville, et nous l’avons particulièrement vécu au mois de Juin quand la Seine et l’Orge ont débordé. Cet événement fut intense pour les services de la ville particulièrement mobilisés à cette occasion. Les Castelvirois ont montré qu’ils savaient s’aider les uns les autres, qui pour accueillir, qui pour prêter leurs machines à laver, qui pour donner des vêtements ou encore de la nourriture.
Certains d’entre vous gardent un souvenir ému de l’accueil dont ils ont bénéficié dans les gymnases de la ville ou encore à Aimé Césaire par les bénévoles de la MJC et les services communaux.
Car si notre ville a une âme c’est bien celle de la communauté que nous formons tous ensemble.
Nous avons tous cette envie de continuer à vivre dans un environnement incroyable, entouré de nos lacs, de la Seine, de l’Orge et de nos parcs. Oui chers amis, c’est ce que vous me dites à chaque fois que nous avons l’occasion de nous rencontrer.
Ce qui forge chaque fois un peu plus ma conviction que nous devons et que nous pouvons faire encore plus pour Viry-Chatillon, c’est lorsque je vous rencontre à l’occasion des rendez-vous que j’ai en mairie, où j’ai reçu plus de 400 d’entre vous, lors des conseils de quartier, au cours des 380 appels à la permanence téléphonique du vendredi soir ou encore tous les jours par texto ou par le biais des réseaux sociaux et cette année encore plus à l’occasion de visites que je ferai dans les quartiers.
Alors oui mesdames, messieurs, chers amis, Victor Hugo avait bien raison, une ville finit toujours par être une personne et à notre modeste échelle nous l’incarnons tous :

  • Viry est une ville sage mais dynamique,
  • Viry est une ville sereine mais réactive,
  • Viry est ouverte et généreuse pour celles et ceux qui la respectent.

Les Castelvirois sont tout ça et bien plus encore et c’est pour cela qu’avec mon équipe, jour après jour, vous nous donnez envie de nous battre pour atteindre notre ambition qui est simple, raisonnable mais inébranlable : Que vous puissiez continuer d’aimer notre ville et que vous ayez envie de la faire aimer.

  • Avant de finir, quelques remerciements :
  • Aux élèves en filière sécurité du lycée Nadar et à leurs enseignants venus assurer la tranquillité de cette soirée,
  • Au personnel communal, dont je connais l’indéfectible attachement au service des Castelvirois. Avec une pensée particulière pour celles et ceux qui nous ont quitté,
  • A la Direction générale et au Secrétariat général, toujours présents à nos côtés  pour diriger cette grande maison,
  • A mon équipe municipale, adjoints, conseillers municipaux délégués, et conseillers municipaux (Denise, Chantal, Hervé, Sylvie, Dominique, Gérard, Christine, Mohammed,  Véronique, Sila, Etienne, Thierry et Martine) toujours disponibles, engagés et soucieux d’honorer leur mandat,
  • Aux élus de l’opposition dont le travail (et j’en sais quelque chose) n’est pas toujours aisé et reconnu.
  • A mon Cabinet, souvent mis à rude épreuve mais d’un indéfectible soutien,
  • A tous nos partenaires et à toutes les forces vives: Enseignants, parents d’élèves, Inspection académique, services de la Préfecture et du Département, Régie de quartier, responsables associatifs, entreprises, corps médical, commerçants.
  • A toutes celles et ceux qui nous témoignent leurs encouragements.
  • Et enfin à Christine qui par miracle continue de me supporter.


Je vous souhaite à Toutes et à Tous, une bonne année 2017 en ayant bien entendu pleinement « la fibre Castelviroise » et croyez-moi cette fibre je la maintiendrais avec vous et auprès de vous jusqu’à la fin de mon mandat.

 

Coordonnées

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Place de la République
91170 Viry-Chatillon
01 69 12 62 12
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Du lundi au vendredi de 8h30
à 12h et de 13h30 à 17h30
Jeudi de 13h30 à 19h
Samedi de 9h à 12h
(service État civil)

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